Campagne nationale de vaccination contre la rougeole et la rubéole soutenue par l'OMS au Cameroun
L'Organisation mondiale de la santé accompagne le Cameroun dans le lancement d'une vaste campagne nationale de vaccination de suivi contre la rougeole et la rubéole, officiellement démarrée le 14 octobre dans les dix régions du pays.

Rougeole et rubéole: l'OMS aux côtés du Cameroun pour le lancement de la campagne nationale de vaccination
Cette mobilisation, inscrite dans le Programme élargi de vaccination, rappelle une nouvelle fois combien la protection des enfants d'Afrique centrale reste un chantier collectif, qui dépasse les frontières nationales.
Pourquoi la rougeole revient toujours
En consultation, une question revient souvent: pourquoi vacciner alors que la maladie semble avoir disparu? La rougeole, justement, n'a pas disparu. Elle circule, silencieuse, et profite du moindre relâche dans la couverture vaccinale pour repartir. D'après le ministère camerounais de la Santé publique, l'épidémie touchait déjà, en septembre, 120 districts de santé, avec 9 568 cas notifiés et 18 décès, des chiffres qui ont pu évoluer depuis. Le message biologique reste pourtant le même: le virus ne négocie jamais.
La rougeole est une maladie bien plus qu'une simple fièvre. Elle peut se compliquer de pneumonies, d'encéphalites ou encore d'une cécité. Comprendre cela, c'est mesurer pourquoi une seule dose oubliée suffit à rouvrir la porte au virus, et pourquoi le rattrapage prévu pendant la campagne prend tout son sens.
Ce que la campagne change pour les familles
Les enfants de neuf mois à cinq ans sont au cœur de l'opération. Pendant quatre jours, les équipes de vaccination vont sillonner les centres de santé, les écoles, les marchés, les gares routières, les chefferies et les villages les plus reculés. Pour les parents, cela signifie souvent moins de déplacements, et une occasion précieuse de vérifier le carnet de vaccination au passage, sans rendez-vous à prendre.
Les agents de santé pourront aussi rattraper des retards chez les enfants n'ayant reçu aucune dose, et profiter de l'opération pour rechercher des cas suspects de rougeole, de rubéole, de fièvre jaune et de Mpox. Quatre maladies surveillées d'un même élan, parce qu'elles partagent un même point faible: un système immunitaire encore en construction.
Trois réflexes utiles à garder en tête
La campagne, initialement prévue entre le 16 et le 20 septembre, avait été reportée en raison de la rentrée scolaire. Ce décalage tient à un détail logistique bien concret: la vie des familles. Il rappelle qu'une vaccination réussie s'adapte au calendrier des écoles, des récoltes et des déplacements, et non l'inverse.
Pour les parents de la sous-région, trois gestes simples aident à ne rien laisser passer. Noter la date de la dernière dose reçue, garder le carnet de santé à portée de main lors des passages d'équipes mobiles, et signaler sans attendre à un soignant toute fièvre accompagnée d'une éruption cutanée dans les semaines qui suivent. La vaccination reste un geste de confiance transmis d'adulte à enfant, et c'est précisément parce qu'il se transmet qu'il continue de protéger.